Archéologie - Pas-de-Calais le Département
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Mont-Saint-Éloi, fouille programmée, 2011

La première campagne de fouille programmée tri-annuelle s'est concentrée sur les chapelles du chœur de l'église classique ainsi que sur le dégagement des sépultures de la nef.

Les sépultures de l'église gothique

Les archéologues ont dégagé des sépultures gothiques à l'intérieur de la nef classique. Pour cette période, les défunts étaient enterrés dans des tombes en coffrage de blocs de grès. L'aménagement au niveau de la tête présente une encoche céphalique. L'étude anthropologique se poursuivra en laboratoire et permettra de connaître l'âge, le sexe et les pathologies des populations ayant été enterrées au Mont-Saint-Éloi.

Une pierre tombale

Plusieurs fragments de pierres tombales en pierre bleue, ont été découverts. Cette pierre tombale en pierre bleue est richement décorée d'un blason central, d'un ange sur le côté ainsi que de plusieurs bandeaux de texte. Les recherches héraldiques conduiront peut-être à identifier la famille du défunt.

Des blocs architecturaux gothiques et classiques

Lors de la construction de l'église classique ainsi que lors de sa démolition, des blocs architecturaux des deux églises (gothique et classique) ont été démantelés. Aujourd'hui, les archéologues les retrouvent dans les remblais des tranchées de fondation. Les blocs sont dessinés et photographiés sur place. Ils renseignent sur les styles adoptés et l'ornementation.

Un curieux escalier

À l'arrière de la chapelle axiale du chœur du 18ième siècle, les archéologues ont fait une curieuse découverte : un escalier dont il ne reste que trois marches en grès posées sur deux murs de briques. Vu son emplacement, à l'extérieur de la chapelle, il s'agit vraisemblablement d'un escalier aménagé pendant la construction de l'église classique. Une différence majeure de niveaux devait nuire à la circulation et l'installation de ces quelques marches a facilité les déplacements.

Un vitrail au soin de la restauratrice

À l'arrière du chœur, un niveau de sol très riche en fragments de vitraux. Des verres triangulaires sertis dans des baguettes de plomb proviennent d'une fenêtre d'un bâtiment conventuel ou de l'église collégiale. Afin de conserver l'ensemble et de faciliter son prélèvement, la restauratrice a numéroté les fragments et encollé les fragments de verres sur une fibre. Le remontage en laboratoire sera ainsi facilité. L'étude de ces vitraux livrera des informations sur cet artisanat à l'époque moderne.