Archéologie - Pas-de-Calais le Département
Les informations contenues dans cette page ne sont valables avec certitude que jusqu'à cette date et heure.

Votre opposition au dépôt des cookies de mesure d'audience a été prise en compte. Masquer ce message

Saint-Omer, aux origines de la ville, 2011

Sur le parking de l’esplanade, à Saint-Omer, les archéologues ont réalisé des tranchées de diagnostics. En observant 10 % du terrain, ils ont défini l’étendue des vestiges et leur état de conservation. Sans surprise, ils ont découvert le château comtal érigé au XIIIe siècle.

Le château comtal du XIIIe siècle

À 50 centimètres sous la couche de bitume, le passé de Saint-Omer ressurgit. Les archéologues ont dégagé une partie de la maçonnerie du mur d’enceinte du château comtal érigé au XIIIe siècle. Il mesurait 3.50 mètres de large. Si le château est connu par les textes et des plans anciens, le diagnostic a permis de localiser précisément et d’évaluer le degré de conservation des vestiges.

Les tours d’entrée en fer à cheval

Dans une des tranchées de diagnostic, les archéologues ont mis au jour les deux tours d’entrée du château comtal. En forme de fer à cheval, l’une est conservée sur plus de 2 mètres de hauteur et l’autre a été pillée de ses moellons, qui ont certainement été réutilisés dans une construction plus récente. Le château en pierre de plan quadrangulaire possédait également 4 tours d’angle.

Un élément défensif du XVIIe siècle

À l’extérieur du château, un élément défensif construit en brique était adossé au mur d’enceinte. Il est daté du XVIIe siècle. Il se situe en bordure d’un fossé défensif en eau qui faisait le tour du château. Le fossé, même s’il n’est plus visible dans le paysage, est toujours alimenté en eau. Les archéologues ont dû faire vite pour étudier le fond de leur sondage car l’eau remontait sans cesse.

Un peigne en bois du XVIIe siècle

Les fossés sont souvent des mines d’informations pour les archéologues car ils ont servi de dépotoir. Celui de Saint-Omer ne fait pas exception et la présence de la nappe phréatique a permis de conserver des objets en bois et en cuir. Un peigne en bois à deux rangées de dents de largeurs différentes a été découvert. Des semelles d’enfants, des fragments de chaussure et surtout de nombreuses chutes de travail du cuir témoignent de la proximité d’un quartier artisanal au XVIIe siècle.