Archéologie - Conseil Général du Pas de Calais - CG62 - Le 04 Février 2012 - 05h48
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Conseil général
du Pas-de-Calais
Centre départemental
d’Archéologie
Rue Ferdinand Buisson
62018 ARRAS Cedex 9
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Vous êtes élu d’une collectivité et envisagez de nouveaux projets d'aménagements : lotissements, zones d’aménagements concertés, écoles, routes, carrières, etc. Vous êtes et réalisez des travaux remaniant le sous-sol. Pour réaliser votre projet dans les meilleurs délais, il vous appartient de prendre en compte le plus tôt possible l'archéologie.
Voici quelques réponses aux questions que vous vous posez :
Pour détecter la présence de vestiges, les archéologues interviennent en amont des chantiers.
L’archéologie préventive comporte deux étapes : le diagnostic et, le cas échéant, la fouille.
Les travaux concernés par l’archéologie préventive sont :
La prescription de diagnostics n’est pas systématique. Elle repose sur des critères uniquement scientifiques sans tenir compte d’aucun autre paramètre. En 2008, sur 6 700 dossiers transmis, 2.6 % des aménagements ont été concernés par un diagnostic soit 174 qui ont été suivis de 46 fouilles.
Vous pouvez demander au préfet de région d’examiner votre projet en amont du dépôt de permis de construction, de travaux, etc. Votre demande doit comporter :
Si le Service Régional de l’Archéologie (
) constate que le projet nécessite un diagnostic archéologique, il vous en informera.
Par ailleurs, chaque commune du Pas-de-Calais a été divisée en zones de sensibilité qui impliquent ou non une transmission systématique des dossiers au
. Ce zonage est communiqué aux communes par la Préfecture du Département.
Votre dépôt d’une déclaration de travaux marque le début de l’instruction du dossier d’aménagement par le .
Un diagnostic vient d’être prescrit par le Préfet de région sur votre terrain. L’arrêté de prescription vous est notifié ainsi qu’aux opérateurs en archéologie préventive. L’ désigné établit un projet d’intervention scientifique qu’il soumet au préfet de région. Dès la validation du projet, l’opérateur se rapproche de vous pour établir une convention qui définit les modalités d’intervention, notamment les délais de réalisation.
Le diagnostic est une mission de service public. Il est réalisé soit par les services archéologiques de collectivités agréés, soit par l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP).
En 2011, le Centre départemental d’Archéologie (
), le Service archéologique de Cap Calaisis, le Service archéologique d’ArtoisComm et le Service municipal de la ville d’Arras sont agréés par le Ministère de la Culture et de la Communication pour réaliser ces opérations d’archéologie préventive.
Le Centre départemental d’Archéologie étudie les dossiers liés à une maîtrise d’ouvrage publique et notamment ceux entrant dans le cadre de la contractualisation.
Le diagnostic permet de tester la présence de traces d’occupations humaines et d’en évaluer l’intérêt, l’étendue et la datation. Il consiste à effectuer des sondages régulièrement espacés sur toute l’emprise du projet d’aménagement. Après cette phase de terrain, les archéologues rédigent un rapport remis au .
Les diagnostics sont financés par la redevance d’archéologie préventive indépendamment d’une prescription éventuelle. Sont concernés :
Si aucun vestige n’est découvert, ou qu’ils ne sont pas suffisamment bien conservés, une attestation de libération du terrain vous est donnée après la remise du rapport de diagnostic et vous pouvez entreprendre les aménagements prévus.
La présence de vestiges peut entrainer une fouille sur tout ou partie de l’emprise du projet.
La modification du projet permet éventuellement d’éviter la réalisation d’une fouille. Ces modifications peuvent porter sur la nature des fondations, les modes de construction ou tout autre aménagement technique permettant de réduire l’impact de l’aménagement sur les vestiges.
Dans les rares cas où les vestiges sont exceptionnels, le
vous demande de les conserver sur place en les intégrant à votre projet ou de modifier celui-ci.
Contrairement au diagnostic qui concerne un faible pourcentage de la superficie, la fouille vise à étudier l’ensemble de la surface du site et des vestiges. Le décapage extensif met au jour les niveaux de vestiges. Un cahier des charges rédigé par le définit les problématiques et objectifs de la fouille. Il précise la méthodologie à adopter ainsi que les qualifications du responsable d’opération.
En tant qu’aménageur, vous allez assurer la maîtrise d’ouvrage de la fouille et le choix de l’ vous revient. Vous pouvez faire appel à un service archéologique de collectivité agréé, à l’INRAP ou à un organisme privé agréé. Si vous êtes soumis au code des marchés publics, la passation d’un contrat de fouille est soumise aux règles de passation des marchés de travaux.
Ce contrat définit le projet scientifique de l’opération et les conditions de sa mise en œuvre. Il est établi par l’ sur la base du cahier des charges scientifiques annexé à l’arrêté de prescription de la fouille émis par le . Le contrat précise notamment la date prévisionnelle du début de l’opération, sa durée et son coût (à charge de l' ) ainsi que la date de remise du rapport final d’opération.
Différents professionnels et spécialistes vont intervenir sur votre terrain pour recueillir les vestiges et informations archéologiques qui y sont conservées. Leur étude permettra ensuite de reconstituer au mieux l'histoire des occupants qui vous ont précédé.
Que vous soyez ou non dans le cadre d’une opération d’archéologie préventive, le peut en cas de découvertes inattendues et exceptionnelles prolonger la durée de la fouille. Le surcoût engendré peut être financé par le Fond National d’Archéologie Préventive (FNAP).
Le FNAP permet de financer les fouilles réalisées sur des terrains destinés à des constructions de logements locatifs aidés et des constructions privées. Il alloue également des subventions ne dépassant pas 50 % du montant de la fouille après décision du Ministère de la Culture et de la Communication. Il est alimenté par 30 % des recettes de la redevance d’archéologie préventive.
À l’issue de la phase de terrain, vous signez avec l’ un procès-verbal de fin de chantier. Vous devez notifier au l’achèvement de l’opération. Une attestation de libération du terrain vous est alors délivrée et vous permet de démarrer vos aménagements. Parallèlement, la phase d’étude se poursuit en laboratoire et aboutit à la rédaction d’un rapport final d’opération.
L’ peut vous proposer de valoriser les découvertes, par l’organisation de visites guidées pendant la fouille ou par d’autres actions de médiation à définir ensemble dans la convention : exposition, édition d’une plaquette d’information, conférence, etc.
Les sont des services de l’État placés sous l’autorité des préfets de région au sein des Directions Régionales des Affaires Culturelles (DRAC). Ils instruisent les dossiers de prescriptions archéologiques. Ils sont également chargés d’inventorier les découvertes archéologiques pour réaliser une carte archéologique nationale. Ils assurent le contrôle scientifique et technique des opérations archéologiques.
Le Centre Départemental d’Archéologie (CDA) du Pas-de-Calais est agréé comme en archéologie préventive depuis fin 2007. Il peut donc réaliser des diagnostics sur le territoire du département, ainsi que des fouilles. Il privilégie les interventions sur ses propres travaux d’aménagement, par exemple les routes et les collèges. Il réalise une médiation du patrimoine archéologique départemental et en assure la conservation. Le Conseil général intervient également sur certains projets sous maîtrise d'ouvrage publique (collectivités ou groupements de collectivités, sociétés d'économie mixte), notamment ceux retenus dans le cadre de la contractualisation. Contact J-L Marcy 03.21.21.69.30
Le Code du patrimoine est un recueil de lois sur toutes les questions patrimoniales. Le livre 5 concerne l’archéologie, un titre traite de l’archéologie préventive, un autre des fouilles archéologiques programmées et découvertes fortuites. Il reprend le contenu de la loi du 1er août 2003 (loi n° 2003-707) et le décret du 3 juin 2004 (décret n° 2004-490) relatif aux procédures administratives et financières en matière d’archéologie préventive.
Légifrance, le service public de la diffusion du droit par l'internet, donne accès aux textes publiés au Journal Officiel, aux conventions collectives et à la jurisprudence des Cours et tribunaux. Vous y trouverez notamment le Code du patrimoine.
www.legifrance.gouv.fr
Le Ministère de la Culture et de la Communication comporte dans un site spécialisé sur l'archéologie, la liste des services et organismes privés agréés comme opérateurs en archéologie préventive. Cette liste est mise à jour régulièrement. Une page rassemble les principaux textes législatifs en cours.
archeologie.culture.gouv.fr
Archéodroit présente la législation archéologique organisée en grands thèmes notamment la réglementation de l’archéologie de terrain en France et les textes internationaux. Les textes juridiques sont classés par ordre chronologique.
archeodroit.net
Le Pôle d'Archéologie Interdépartemental Rhénan (PAIR) est un établissement public associant les Conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Ces missions couvrent l'ensemble du champ de l'archéologie. Vous pouvez télécharger la publication "Le guide pratique de l'archéologie préventive à l'usage de l'aménageur" à partir de la page d'accueil de leur site internet.
pair-archeologie.fr
Le site de l'Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP) présente les sites fouillés par l'Institut sur toute la France avec une recherche accessible par département, l’actualité des découvertes et le projet de l’établissement (missions et compétences).
inrap.fr
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