Archéologie - Pas-de-Calais le Département
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Un enclos palissadé protohistorique à Rouvroy

Lieu : Rouvroy, au lieu-dit les Vingt-Quatre

Fouille : Direction de l’Archéologie du Pas-de-Calais, mars et mai 2020

Aménageur : HDF Lotir - SIA Habitat

Projet d’aménagement : construction de logements

Découvertes : palissade du Néolithique (-5 100 à -2 000 ans) ou des âges des Métaux (-2000 à -52 ans) et greniers des âges des Métaux.

Vue aérienne du site de Rouvroy

Vue aérienne du site de Rouvroy. Droits réservés

Vue aérienne du site de Rouvroy. Les archéologues enregistrent les trous de poteaux de la palissade.

Une clôture en bois

Clôture en bois

Clôture en bois. Droits réservés

 

Les archéologues ont mis au jour des trous dans lesquels étaient plantés les poteaux d’une longue clôture débordant l’emprise du chantier de fouille. C’est un ouvrage collectif. Une telle palissade servait à délimiter un espace intérieur réservé aux activités humaines.

Des objets mis au jour sur le reste du site et un bâtiment découvert dans la parcelle voisine lors d’une opération précédente pourraient faire remonter cette palissade au Néolithique Final (-2900 à -2200 ans). Elle pourrait aussi dater du Premier âge du Fer (-800 à -450 ans) car sa disposition est interprétable comme une entrée monumentale dont il existe plusieurs exemples à cette période. De plus, deux bâtiments probablement de l’âge du Fer ont été identifiés à l’intérieur de l’enclos.

 

 

 

Deux bâtiments agricoles

 

Deux bâtiments agricoles

Deux bâtiments agricoles. Droits réservés

Les archéologues mesurent et photographient les traces des deux bâtiments.

 

Au sud de la zone fouillée, dans l’espace délimité par la palissade, les archéologues ont mis au jour deux bâtiments rectangulaires de 6 et 9 mètres carrés comprenant quatre poteaux porteurs, placés dans les angles. Aujourd’hui disparus, seules leurs traces subsistent. Elles permettent aux archéologues de restituer le plan des bâtiments. Leur taille et leur forme s’apparentent à deux greniers de l’âge du Fer. Leur présence donne un caractère agricole à cette occupation humaine.

 

Dessin d'un grenier

Dessin d'un grenier. Droits réservés

Reproduction d’un grenier de l’âge du Fer. Ils étaient destinés à stocker des grains avant leur transformation et leur consommation. L’analyse des restes de graines retrouvées piégées au fond des trous de poteaux permettra de savoir quelles variétés de céréales y étaient entreposées. Ce travail sera réalisé par le carpologue, le spécialiste des végétaux anciens.

 

 

 

Un site et beaucoup de questions

 

Il est certain que le site de Rouvroy a été occupé au Néolithique et à l’âge du Fer. Les archéologues cherchent à déterminer si la palissade et les bâtiments sont contemporains. Des fragments de charbons de bois retrouvés lors des fouilles seront analysés selon la technique du carbone 14 et contribueront à les dater.

 

Fosse-piège

Fosse-piège. Droits réservés

Ce trou creusé profondément a pu servir à piéger le gibier. Sa forme en V empêchait les animaux de remonter à la surface. Dans cette même fosse, les archéologues ont mis au jour des blocs de grès ayant servi comme matériel de mouture.

Dessin d'utilisation d'une meule et d'une molette

Dessin d'utilisation d'une meule et d'une molette. Droits réservés

Exemple d’un moulin du Néolithique. La meule, pierre fixe posée au sol, recevait le grain. Celui-ci était ensuite broyé par un mouvement de va-et-vient à l'aide la molette, une pierre plus petite et mobile. Le grain était moulu en farine.

Meule

Meule. Droits réservés

Dans cette même fosse, les archéologues ont mis au jour des blocs de grès ayant servi comme matériel de mouture.

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